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Pour les organisateurs

Baisser son prix public : ce que ça coûte vraiment

La remise se compte facilement. Ce qu'elle apprend à vos acheteurs, beaucoup moins — et c'est la partie chère.

Par L'équipe EVENT+2 min de lecture

Il reste des places, l'événement approche, et la remise publique se présente comme l'évidence : −30 %, une publication, et la salle se remplit. Le calcul tient sur une ligne. C'est ce qui n'est pas sur la ligne qui coûte.

Ce que la remise donne

Prenons simple : deux cents places invendues à 35 €. À −30 %, elles partent à 24,50 €, soit 4 900 € si tout part. C'est autant de gagné sur des places qui ne valaient rien.

Jusque-là, personne ne peut vous contredire.

Ce que la remise emporte

Vos acheteurs plein tarif la voient. Ceux qui ont payé 35 € deux semaines plus tôt apprennent, le jour de l'annonce, qu'ils ont payé trop cher. Ils ne demanderont pas de remboursement. Ils attendront, la prochaine fois.

Elle déplace des ventes au lieu d'en créer. Une partie de ceux qui auraient acheté plein tarif dans les derniers jours achètent à −30 %. Ce ne sont pas des acheteurs en plus : ce sont vos acheteurs, moins chers.

Elle s'inscrit dans votre historique. Un tarif est une promesse tenue dans le temps. Une remise publique, même une fois, enseigne qu'il faut attendre — et l'année suivante, votre prévente démarre plus lentement.

Une remise publique ne coûte pas ce qu'elle donne. Elle coûte ce qu'elle apprend.

Comment mesurer le vrai coût

Posez-vous trois questions avant d'appuyer :

  • combien de places seraient parties plein tarif dans les derniers jours, sans la remise ?
  • combien vaut, pour vous, un acheteur qui n'attendra plus jamais la prévente ?
  • la remise est-elle visible de ceux qui viendront à votre prochain événement ?

Si les trois réponses vous gênent, le problème n'est pas la remise : c'est sa visibilité.

Baisser sans que ça se voie

C'est exactement le rôle d'un club fermé. Vous confiez un contingent, il se vend à un tarif que seuls les membres voient, et votre prix public ne bouge nulle part : ni sur votre billetterie, ni sur vos réseaux, ni dans la tête de vos acheteurs.

Vous touchez moins que le brut d'une remise publique — notre commission est de 5 % sur ce que nous vendons — et vous gardez ce qui ne se rachète pas : votre tarif.

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